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Le
travail sur toile de jute est né de la confluence de deux
éléments : un lieu d’exposition, proposé
en 1997 par les Hivernales d’Avignon, qui n’aurait
pas supporté le papier glacé traditionnel, et le
souvenir d’un fragment de fresque italienne de la Renaissance
représentant une tête de Madone, dans le musée
personnel d’un ami italien.
La tête de la jeune femme entourée de voiles était
collée sur un tissu tendu. Beauté, matière,
contour imprécis d’une oeuvre arrachée au
mur. Intense émotion. De là sont nés les
tirages sur tissu. De la nécessité de changer de
support, et de la force de ce souvenir italien.
Le
photographe a continué de travailler dans cette voie. Sa
recherche est menée par son désir de créer
sur la «toile» une oeuvre photographique proche de
la peinture ou du dessin, en utilisant le procédé
de développement du noir et blanc argentique. Cette recherche
d’une forme précise est accompagnée d’un
travail de fond qui explore la Renaissance, l’expression
des visages et la beauté des corps.
D’où
les études présentées ci-contre. Certaines
d’entre elles, travaillées en noir et blanc, ont
déjà fait l’objet de tirages sur toile. .
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